Printemps : comment relancer son énergie naturellement ?
Le printemps évoque souvent le renouveau, les journées plus lumineuses et l’envie de repartir du bon pied. Pourtant, cette période s’accompagne parfois d’une fatigue inhabituelle, d’une baisse de motivation, de difficultés de concentration ou encore de quelques inconforts digestifs. Rien d’étonnant : le printemps correspond à une véritable phase de transition pour l’organisme, qui doit s’adapter à plusieurs changements en même temps.
Une période d’adaptation pour le corps
Après l’hiver, le corps sort d’un rythme plus ralenti. Durant plusieurs mois, l’exposition à la lumière naturelle est plus faible, l’activité physique peut diminuer et l’alimentation devient souvent plus riche, avec davantage de plats réconfortants (plats en sauce, raclettes, fondues, gratins…), de sucres raffinés et de féculents. Ces adaptations sont normales, mais elles sollicitent davantage la digestion et peuvent laisser l’organisme un peu « au ralenti ».
Avec l’arrivée du printemps, tout évolue rapidement. La lumière naturelle augmente, ce qui stimule la production de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué notamment dans l’humeur et la motivation. En parallèle, la mélatonine , l’hormone du sommeil, s’ajuste. Cette transition hormonale demande un temps d’adaptation et peut expliquer une sensation de fatigue passagère.
Le printemps correspond également à une relance des fonctions d’élimination. En naturopathie, on parle d’émonctoires : il s’agit des organes qui participent à l’élimination des déchets de l’organisme , comme le foie, les intestins, les reins, la peau ou encore les poumons. À cette période, ils peuvent être davantage sollicités.
Le foie , par exemple, joue un rôle central dans la détoxification et la production de bile, essentielle à la digestion des graisses. Lorsqu’il est très mobilisé, cela peut se traduire par une digestion plus lente, une fatigue après les repas ou des maux de tête. Les intestins , étroitement liés au foie, participent aussi à l’équilibre global. Un fonctionnement perturbé peut entraîner ballonnements intestinaux, transit irrégulier et baisse d’énergie.
Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire d’entreprendre des changements radicaux. Quelques ajustements simples peuvent suffire à accompagner l’organisme en douceur.
Alléger l’alimentation pour soutenir l’énergie
Le printemps est une invitation à remettre progressivement plus de fraîcheur dans l’assiette. Après l’hiver, l’organisme a besoin d’une alimentation plus riche en fibres, en végétaux et en micronutriments. Cela peut passer par l’ajout de crudités en entrée, de légumes dans les plats du quotidien, de salades composées, de jus de légumes...
À Rome, c’est aussi la saison idéale pour profiter des produits frais et locaux : artichauts, asperges, radis ou encore fèves printanières s’intègrent facilement dans les repas. Les fruits trouvent également leur place, notamment les fraises, les agrumes, les pommes ou les kiwis. Ils peuvent être consommés au petit-déjeuner ou en collation.
Les saveurs légèrement amères, comme la roquette, l’endive ou la chicorée, sont particulièrement intéressantes au printemps. Elles stimulent la digestion et soutiennent le travail du foie.
Il peut aussi être utile de limiter les sucres rapides. Biscuits, viennoiseries ou sucreries provoquent souvent un pic de glycémie suivi d’une chute rapide, responsable de coups de fatigue et de fringales. À la place, des collations plus équilibrées permettent de stabiliser l’énergie : une poignée d’amandes, de noisettes ou de noix de cajou, un fruit accompagné d’oléagineux, une tartine de pain complet avec de la purée d’oléagineux ou encore quelques légumes avec du houmous.
Stimuler l’élimination grâce au brossage à sec
Pour accompagner cette relance printanière, le brossage à sec peut être un geste simple et intéressant à intégrer dans sa routine. Cette technique consiste à brosser la peau à l’aide d’une brosse douce en fibres naturelles, sur peau sèche, avant la douche.
Le brossage à sec permet de stimuler la circulation sanguine et lymphatique, de soutenir l’élimination via la peau, d’exfolier en douceur et de procurer une sensation de légèreté. Il peut également contribuer à réveiller l’organisme le matin.
Pour le pratiquer, on réalise des mouvements doux en direction du cœur : des pieds vers les jambes, des mains vers les bras, puis des mouvements circulaires au niveau du ventre. L’idéal est de pratiquer pendant deux à cinq minutes, avant la douche, puis de rincer et d’hydrater la peau si besoin.
Une fréquence de deux à trois fois par semaine est suffisante pour en ressentir les bénéfices.
Pour le pratiquer correctement, il peut être intéressant de suivre cette vidéo.
Le brossage à sec est toutefois déconseillé en cas de grossesse, de peau irritée, de lésions cutanées, d’eczéma inflammatoire, de psoriasis en poussée, de coups de soleil, de varices douloureuses, de phlébites, thromboses, lymphomes, cancers, insuffisance cardiaque ou rénale ou de problèmes dermatologiques importants. En cas de doute, il est préférable de demander l’avis d’un professionnel de santé.
Remettre du mouvement au quotidien
Le mouvement est un véritable booster naturel d’énergie. Il active la circulation sanguine, améliore l’oxygénation et favorise la concentration. Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de pratiquer une activité intense pour en ressentir les effets.
Une marche après le déjeuner, quelques étirements ou le fait de privilégier les déplacements à pied peuvent déjà faire la différence. À Rome, les occasions ne manquent pas : une promenade dans un parc, de la marche dans le quartier ou simplement le fait de profiter d’un trajet à pied permettent de relancer la vitalité.
L’objectif n’est pas la performance, mais simplement de remettre du mouvement dans la journée.
Profiter de la lumière naturelle
La lumière joue un rôle majeur sur l’énergie. Au printemps, les journées s’allongent et il est intéressant de se ré-exposer progressivement à la lumière naturelle. Celle-ci stimule la production de sérotonine, favorise l’éveil et participe à la régulation du rythme veille-sommeil. Elle influence également la vigilance, l’humeur et même l’immunité.
S’exposer entre dix et vingt minutes par jour, sortir le matin ou à la pause de midi ou simplement s’installer près d’une fenêtre sont des gestes simples mais efficaces. Le climat printanier romain se prête particulièrement bien à ces petites pauses au grand air.
Préserver son énergie mentale
Enfin, la fatigue printanière peut être accentuée par une surcharge mentale. Multitâche, flux d’informations continus ou manque de pauses sollicitent fortement l’attention. Pour les personnes qui passent du temps devant les écrans — ordinateur, téléphone ou tablette — la fatigue visuelle peut également accentuer la sensation de fatigue globale.
Prendre quelques moments de récupération dans la journée peut aider à maintenir une énergie plus stable. Faire une pause régulière, regarder au loin pour reposer les yeux ou pratiquer quelques respirations profondes sont des habitudes faciles à intégrer. La règle du 20-20-20, qui consiste à regarder au loin pendant 20 secondes toutes les 20 minutes, peut également limiter la fatigue visuelle.
Retrouver son élan printanier
Le printemps est une période de transition. L’objectif n’est pas de tout changer, mais plutôt d’intégrer progressivement quelques réflexes simples : alléger l’alimentation, stimuler l’élimination, remettre du mouvement, profiter de la lumière naturelle et préserver son énergie mentale. Ces petits ajustements permettent d’accompagner l’organisme en douceur et de retrouver vitalité, clarté et confort au quotidien.
Article écrit par Solenn CHIPON – naturopathe certifiée
Si vous souhaitez me contacter, voici mon mail : [email protected]
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