La Nature…. de ROME Accueil, à la lumière d’un pique-nique et de fameuses recettes !

La Nature…. de ROME Accueil, à la lumière d'un pique-nique et de fameuses recettes !

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, c’est d’une plante un peu spéciale que nous allons parler, une plante qui vous est familière, une arborescence en pleine expansion qui vient de fêter son quarantième anniversaire… un bel arbre solide, en somme, dont vous êtes toutes et tous les robustes branches et les fleurs épanouies !

 Au-delà des définitions d’ordre administratif ou juridique, quelle est donc la nature de ROME Accueil ?
C’est la question du jour !
La réponse ne sera pas vraiment botanique, mais élaborée sur la base de travaux pratiques en forme de carnet de recettes…
L’échantillon prélevé aujourd’hui et objet de notre étude, c’est un simple pique-nique de printemps entre roses et fraises à la mi-mai de cette année.

 Observons une bande de joyeux convives, tous membres de ROME Accueil, réunis autour d’un grand buffet gourmand où chacun, avec son cœur, avait apporté sa spécialité. Ils sont arrivés sous la pluie, douchés donc, mais d’excellente humeur, dans un grand jardin fleuri de roses et des dernières pivoines, quelque part entre Rome et Florence, en Ombrie.
 L’observation attentive du buffet partagé fournit bon nombre d’éléments intéressants. Description. 

D’abord un plat de fines asperges vertes bien italiennes servies avec une sauce mimosa tout à fait hexagonale, une vinaigrette à l’huile d’olive de la maison qui doit sa belle couleur et sa consistance à quelques œufs durs écrasés à la fourchette. Réalisation franco-italienne, donc.
 Le soleil se met au diapason et nous gratifie de quelques radieuses éclaircies, pendant que nous goûtons la spécialité d’Antonella , la “torta dei sette vasetti” en version salée, à préparer en 30 mn et sans balance !
“Pour 8 : l’unité de mesure est un pot de yaourt (125ml), il en faut 7 : un pot de yaourt, un pot d’amidon de maïs (Maïzena), 1 pot d’huile, 1 de lait, 2 de farine, 1 de parmesan. 3 œufs, un sachet de levure pour préparations salées, sel, poivre.
Vous allez farcir ce gâteau avec 160g de salami Napoli et 200g d’Edam en petits cubes, des olives vertes dénoyautées, et un mélange d’herbes aromatiques, marjolaine et thym par exemple.
Montez les 3 œufs, ajouter le yaourt, l’huile et le lait en fouettant et progressivement la farine, l’amidon de maïs et la levure instantanée. Le mélange doit être lisse. Ajoutez le parmesan, le sel, le poivre, parfumez avec les herbes aromatiques et incorporez le salami, le fromage et les olives en réservant une petite quantité pour la décoration. Transférez dans un moule de 20cm de diamètre et distribuez à la surface les olives et les cubes réservés. Enfournez 50 mn à 180 degrés. Laissez tiédir avant de déguster. “
Merci Antonella, c’est facile, économique et excellent !

 Le voyage gustatif continue avec le saumon gravlax d’Emma, notre amie suédoise, un délice scandinave. Emma nous explique comment le réussir :
 “La recette de gravlax, mais c’est tout simple ! 1 kg de filets de saumon (comme je n’ai pas trouvé de “side of salmon” à couper en deux j’ai acheté 4 grands filets). Congeler pendant quelques jours pour être sûr d’éliminer d’éventuels parasites - le sel et le sucre feront le reste. Décongeler.
Il faut : 4 cuillérées à soupe de sel, de
3 à 6 cuillérées à soupe de sucre (en Suède on en utilise plutôt plus, moi j’en mets 3).
2 cuillers à café de poivre blanc
Une grande quantité d’aneth - malheureusement, ici, je n’en trouve pas du frais, mais ça marche aussi avec de l’aneth séché.
Frotter le saumon avec le mélange sel-sucre-poivre-aneth et mettre 2 filets face à face dans un sac “ziploc” à fermeture hermétique (plus propre et pratique puisqu’il retient le liquide qui sort du poisson). Mettre sur un plat avec un autre plat par dessus. Retourner après 24h. Au bout de deux jours, le saumon est
prêt à être coupé et degusté, mais le goût est plus fort si on le laisse 3-4 jours. On peut aussi choisir d’ajouter d’autres éléments, comme du Gin.”
Merci Emma, on va essayer !
Je peux vous dire que le saumon d’Emma a disparu en un clin d’œil… comme les quiches à la fêta, tout aussi appréciées, et d’autres spécialités alléchantes dont les formules ne seront pas divulguées, au grand regret de nos papilles…

 Passons au dessert, avec le gâteau qui nous emmène en Bretagne, le far de Charlotte, dont elle nous livre tous les secrets :
“ C’est très facile le far breton !
On mélange 250g de farine et 250g de sucre puis on ajoute 5 œufs.
Ajouter ensuite progressivement 1 litre de lait entier.
Avec 30g de beurre salé, beurrer un grand moule (pour que le far ne soit pas trop épais) et disposer les pruneaux au fond du moule.
Verser la préparation dans le moule, et enfourner 20 min à 220 degrés puis 30 min à 180 degrés.
On peut aussi le faire sans les pruneaux, parfumer la pâte avec du rhum, des zestes ou ce qui vous plaira !
Très bon avec le café ”
Merci Charlotte pour ta recette-phare !

 Anne et Denis nous avaient apporté deux superbes bavaroises vanille/chocolat, n’hésitez pas à les… cuisiner si vous voulez en percer les mystères !

 Et nous avons fini notre pique-nique en beauté au Québec, près de la cabane à sucre, grâce à Sophie et Julien qui nous ont régalés d’une mémorable croustade aux fruits des bois avec tartines de pain à la crème fraîche et aux éclats de pain de sucre… on a tous été d’accord pour explorer le continent de nos cousins canadiens !! Ce merveilleux dessert québécois, si réconfortant, a le goût ancien des souvenirs d’enfance, et nous avons, comme des gamins, fait la queue pour nos tartines au sucre d’érable… Infatigable, Julien en a préparé pour toute la compagnie jusqu’à la fin du pain de sucre !
Sophie et Julien vont tout vous dire !
Pour commencer, une information sur le pain de sucre donnée par Sophie :
“Le pain de sucre d’érable, ou sucre du pays, est en concurrence directe avec le sucre ordinaire. Presque impossible à trouver ailleurs qu’au Canada. Pour qu’il réussisse à l’exportation, il aurait fallu le positionner comme un produit raffiné, artisanal et gastronomique ; un peu comme une spécialité québécoise haut de gamme. Mais son positionnement n’a pas encore permis de le faire entrer sur les marchés internationaux.
Certains restauranteurs l’utilisent en France (Michelin) j’ai déjà vu passer des recettes.
Il y a aussi beaucoup d’autres produits dérivés de l’érable qui restent surtout des spécialités locales au Québec : les cornets à l’érable, la tire d’érable sur la neige, le sucre mou d’érable utilisé comme tartinade, la cassonade d’érable, les bonbons à l’érable, un peu comme les bonbons au miel ou les douceurs traditionnelles qu’on découvre surtout sur place.
Alors, à votre prochaine visite au Québec, il faudra absolument en demander !”
Compte sur nous Sophie, c’est un goût inoubliable qu’on adorerait retrouver !
Avant de transcrire la recette de la croustade, une précision linguistique :
Les bleuets, qui dans nos régions sont des fleurs des champs, au Québec, ce sont des myrtilles, et c’est aussi juste que joli : regardez votre langue quand vous en avez mangé ! Il y a aussi des “myrtilles” au Québec, elles sont rouges et nous les appelons les airelles !
Sophie vous donne la recette de sa
“Croustade aux petits fruits
(La recette a été multipliée par 4 pour notre pique-nique !)
Fruits utilisés

  • Bleuets
  • Mûres
  • Fraises
  • Framboises
  • Myrtilles rouges / airelles

À ajouter aux fruits

  • 1/3 à 1/2 tasse de sucre ou cassonade, selon l’acidité
  • 1 c. à soupe de jus de citron
  • 1 à 2 c. à soupe de farine ou fécule de maïs pour absorber le jus

Mélanger doucement et mettre dans le plat.

Pour le dessus croustillant :

  • 2/3 tasse de farine
  • 2/3 tasse de gruau rapide
  • 1/2 tasse de cassonade - j’ai utilisé du sucre de canne moscavado puisque la cassonade ne semble pas disponible ici.
  • 1/2 c. à thé de cannelle
  • 1/4 c. à thé de muscade
  • 1/4 c. à thé de sel
  • 1/2 tasse de beurre mou

Mélanger jusqu’à texture grumeleuse, étendre sur les fruits.
Cuire à 190 °C / 375 °F, environ 30 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit doré et que les fruits bouillonnent.

Je la fais aussi avec

  • rhubarbe et fraises
  • pommes, poires et canneberges
  • pêches et bleuets

Soyez créatif et régalez-vous !"
Merci chère Sophie, pour le deuxième point on a été très performants !
 Encore un mot sur les tartines de pain à la crème fraîche de Julian : c’est un pain spécial qui contient un peu de pomme de terre, très savoureux !

 Voilà, tout était si succulent que d’un commun accord, nous partageons ici toute la phase d’observation et les recettes exquises, pour que nous tirions ensemble les conclusions qui s’imposent clairement et les résultats évidents sur la Nature de Rome Accueil, puisque c’est là notre propos…

Nous sommes francophones et francophiles, bien sûr, gourmands et gourmets, vous vous en doutez, d’autant que, dans le partage, le bien boire accompagne, avec modération, le bien manger. Nous savons que les échanges et les partages au cours d’un banquet font triompher la communication et la compréhension de l’autre, évidemment.
Alors, sans nous monter la tête, ne pouvons-nous pas dire que notre modeste pique-nique avait tout d’un symposium international ?
Mais oui ! On ne s’est pas contentés de convoquer la France et l’Italie… la ronde des fromages passait aussi par la Grèce et la Hollande… nos pique-niqueurs et leurs recettes arrivent de tous les coins de l’Europe, et même, grâce à nos Québécois, du monde ! 
Vous avez dit “hétérogène “ ? Mais certainement !
 Ces vastes horizons qui convergent à Rome Accueil, ce sont les différences qui nous distinguent et qui nous unissent, c’est cette polyphonie qui fait notre fierté et qui est à la base de l’harmonie dans notre association. Voilà notre vraie nature !

 Merci à tous ceux qui sont venus et revenus pique-niquer en toute simplicité et en toute amitié à Elciarelli ! Le prochain pique-nique pour fêter l’automne, ce sera le 10 octobre, notez-le !
En attendant le retour de la fraîcheur, bel été à vous tous !

Nicole et les pique-niqueurs associés